Flash : perte de la signature radar d’un A330 Air France

F-GZCP (CC)

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Mise à jour : nous conclurons l’article dès que sera rendue publique l’enquête du BEA, prévue fin juin, afin d’éviter toute conclusion hâtive et spéculations.

Il a décollé de l’aéroport de Rio de Janeiro, au Brésil, et devait atterrir à Paris Charles de Gaulle à 11h15 heure locale.

On a perdu sa trace trois heures et demi après le décollage (selon les autorités brésiliennes), à 01H30 GMT (3H30 heure française), alors que l’avion devait se trouvait au niveau des côtes brésiliennes.

L’appareil transportait 216 passagers et 12 membres d’équipage, il effectuait le vol AF447.

L’Airbus A330 a traversé une zone orageuse avec fortes turbulences à 2 heures du matin (heure universelle), soit 4h00 heure de Paris. Un message automatique a été reçu à 2h14GMT (4h14 heure de Paris) indiquant une panne de circuit électrique dans une zone éloignée de la côte. L’avion a très certainement été foudroyé. Le passage de la foudre sur un appareil n’a rien de dangereux, rappelons-le, mais dans certains cas il est possible que la foudre passe par un point d’entrée anormal et en affecte l’aéronef.

A cette heure, l’avion n’aurait plus de kérosène et il n’est pas arrivé à Paris ni été dérouté. Le pire scénario est désormais à envisager, d’après Jean-Louis Borlo. Il a par ailleurs exclu l’hypothèse d’un détournement.

Air France, pour l’instant, est en attente d’informations, et notamment de la localisation de l’appareil puisque différentes sources évoquent les côtes brésiliennes ou le Cap Vert, en sachant que certaines zones de l’Atlantique ne sont pas couvertes par les radars.

A Paris, une cellule de crise a été mise en place. Trois numéros sont à la disposition des familles : un numéro vert pour la France 0 800 800 812, un autre pour l’étranger +33  1 57 02 10 55 et celui du centre de crise mis en place par le Ministère des affaires étrangères, le 0 800 174 174.

Des recherches sont en cours à proximité de l’archipel de Fernando de Noronha, au Brésil.

L’appareil, un Airbus A330-203, comptait plus de 18 000 heures de vol et a été mis en service en avril 2005. La dernière maintenance date du 16 avril 2009 où aucun problème notable n’a été détecté.

Lire le communiqué de presse Air France

Mise à jour : nous conclurons l’article dès que sera rendue publique l’enquête du BEA, prévue fin juin, afin d’éviter toute conclusion hâtive et spéculations.

Image placée sous contrat Creative Commons

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8 commentaires

  1. heloise

    Il est vrai kune panne de transpondeur est assez rare surtout pour un vol AF mais il serait kan meme arrive sur CDG, alors la moi je penche pour une grosse panne, ou un detournement…. affaire a suivre…

  2. Max

    Incroyable de « perdre » un appareil.
    Autre chose bizarre la localisation de l’avion. Il est parti hier à 19h de Rio heure locale donc 23h heure à Paris.
    Et la disparition n’a été constatée que ce matin à 6h GMT donc 8h à Paris donc 9 heures plus tard donc que font les recherches au large des côtes du Brésil??? Il devait rester 3h de vol, Ils devraient plutôt chercher aux larges des côtes marocaines non?
    Sinon cela veut dire que personne n’a réagit pendant 9h??
    La réaction d’ ADP est incroyable: « il n’a pas atterri à 11h10 comme prévu » !!! non mais on croit révé cela veut dire qu’un mec dans la tour s’est dit, tiens c’est bizarre l’avion de Rio n’est pas là???
    Pensées aux famille qui attendent maintenant des réponses.

  3. Antoine

    A noter qu’ADP ne délivre aucune information quant au vol AF447.

    L’article fait part de nombreuses imprécisions qui seront gommées au fur et à mesure que l’information se confirme.

  4. anonyme

    ça ne sera à rien de s’exciter sur des phrases prises au hasard dans des articles écrits à chaud.
    Quand on aura tout le déroulement de l’histoire (en espérant encore qu’il y est une bonne fin…) on pourra commencer à critiquer un tel ou tel… ou personne.

  5. Antoine

    Il faut rester prudent quant aux informations que l’on trouve, d’autant qu’Air France n’a pour l’instant pas confirmé le crash de l’appareil, mais seulement sa disparition.

  6. Parler de « perte de la signature radar » est inexact.
    D’une part, on ne perd pas une signature radar, mais un écho radar. D’autre part – et c’est le plus important – les radars ne couvrent pas 100% de la surface terrestre. En l’occurence, quand on est en zone ETOPS (inhospitalière : océan, désert, etc), on n’est pas sous couverture radar.

    A priori, l’accident serait intervenu une heure après la perte (normale) du contact radar. L’avion n’est jamais réapparu de l’autre coté.

    Les données transmises automatiquement passent par le système ACARS. A ma connaissance il est configuré pour envoyer des infos périodiquement (toutes les 15mn). Les transmissions se font par satellite. A ce moment-là, l’avion ne peut plus communiquer par la VHF classique, et il utilise donc une radio HF. Le transpondeur n’est pas d’une grande utilité dans ces zones, finalement …
    L’accident a donc eu lieu dans les 15mn qui ont suivi le dernier message ACARS. Soit immédiatement après, soit 14mn plus tard. A la vitesse d’un avion, ca fait 200km parcourus, selon une route dont on ne peut être sur (une route est déterminée, mais on peut aussi s’en écarter). Bref, c’était pas facile de retrouver l’avion au milieu de l’Atlantique.
    Le plus préoccupant, c’est que les balises 406MHz n’aient été d’aucun secours, et les balises Argos intégrées aux boites noires non plus. Il y a fort à craindre que ces équipements aient été littéralement pulvérisés …
    Dans ces conditions, localiser l’épave en 24h au milieu de nulle part … je trouve que c’est déjà une performance !

    Quand aux causes … à l’heure où l’on entend parler partout du foudroiement … je tiens juste à rappeller qu’un accident est très rarement du à une seule cause, mais à une conjonction d’événements … Donc la foudre est peut-être contributrice, mais elle n’est certainement pas la seule responsable …

  7. A Max,

    Je peux te dire de source sure, que très tot on a su qu’il y avait un problème avec ce vol.
    Les médias ont été prévenus plus tard, c’est tout. Et c’est très bien comme ca … L’heure n’était pas (et elle n’est toujours pas) à répondre aux caméras …

  8. Antoine

    A Julien :

    Merci pour les précisions apportées.

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